Chapitre 1 : 2ème partie

L'effroyable trahison eu lieu durant la Grande Bataille il y a de ça 20 ans. L'armée de Hénes avait soudoyé les gardiens des fées et les premiers remparts du château : les woks ! Grâce à eux le maudit avait une armée puissante et infiltrée dans les rangs d'Alsarus ! La bataille fût menée avec rage et fougue. Alsarus donnait une leçon à ses traîtres mais durant un duel contre le chef Woks ; Hénes réussit, tel un lâche, à jeter un sort dans le dos du roi. Il avait réussi un sort incroyable, puissant. Le roi s'était écroulé inconscient, transformé à tout jamais. Avant sa chute, le roi avait levé son épée courageusement et l'avait abattu sur son adversaire, le responsable de cette trahison, le meneur de l'insurrection le tuant sur le coup.
Le silence suivant la scène était étourdissant ! Seul le rire narquois de Hénes tranchait La lourde atmosphère. Tout à coup, deux minuscule points lumineux apparurent au beau milieu du champs de bataille. Les yeux du maudit s'écarquillèrent de surprise, intrigué par cette apparition soudaine. Les points s'approchèrent tournoyant autour de lui. Hénes essayait de les chasser comme s'il s'agissait de petits insectes en poussant de petit cris de crainte, quand un éclair de lumière blanche frappa le champs de bataille. Un homme et une femme était alors debout devant lui sortant de nulle part. L'assistance était éberluée. Le couple était resplendissant de beauté et de pureté. Tous deux arboraient des ailes magnifiques sur leur dos telles de libellules bleues. Les traits de soleil qui perçaient à travers les arbres filtraient les ailes du couples faisant apparaître ainsi une pluie de poussière de méthylène. La femme avait de long cheveux roux lâchés à la liberté du vent et coiffés d'une tiare tressée dans du bois d'ébène. Elle portait une tunique en feuille d'or courte et une cape se déroulant sur des jambes parfaite à la mode romaine. Lui était tout aussi étincelant ! Ses cheveux blonds tranchaient avec la couronne d'ébène sertie d'un rubis rouge. Il portait des braies en argent et une fine côte de maille en mythril. Sa tenue révélait une silhouette parfaite habituée à l'épreuve physique. L'homme leva le bras et désigna Hénes. Il lui suffit de claquer des doigts pour que le maudit disparaisse dans un nuage de fumée noire. Nilrem s'approcha d'eux, mit un genou à terre et les salua comme on salut un couple royal :
« Majestés recevez mes hommages ! » Les soldats, assistants à cette scène incroyable, eurent un moment d'hésitation et tous saluèrent à leur tour le couple impérial. Nilrem se leva et présenta solennellement :
« Vous êtes en présence de l'empereur Slin et de l'impératrice Saya ! Empereur des fées, maître de la nature et de la magie ! » Il y eu un mouvement d'admiration puis un soldat se cria :
« Il à vaincu Hénes ! Vive à l'empereur Slin !
- Ne vous réjouissez pas. L'heure n'est pas encore à l'euphorie. Hénes à juste été renvoyé sur ses terres. Il sera dans le brouillard encore quelque jours mais c'est tout. Je n'ai hélas pas le pouvoir de le détruire par magie. Le seul avantage que je possède et que lui aussi ne le peut pas et qu'il m'est redevable ! »
Le silence retomba aussitôt. L'impératrice avança alors vers le roi Alsarus. Elle passa une main sous la nuque du monarque et posa l'autre sur son c½ur. L'impératrice murmura des phrases inaudibles dans un langage inconnu, son regard se perdit. Ses yeux si vert se révulsèrent, l'impératrice Saya ouvrit la bouche et un immense halo de lumière s'échappa d'entre ses lèvres. Cette lumière était si intense que personne ne pût maintenir le regard. Les yeux se baissèrent, les oiseaux s'envolèrent et tout à coup tout se tût ! Un brouillard épais et noir comme une nuit sans étoile prit possession de la forêt. Plus aucun rais de lumière ne transperçait le feuillage chargé de la forêt. La nature alentour était morte ! Puis petit à petit, le décor réapparût tranche par tranche. Le brouillard était aspiré ! Au bout de quelques secondes, les silhouettes se distinguaient et les hommes s'aperçurent que l'impératrice avalait le brouillard ! Comme si elle se nourrissait de tout le mal que la terre venait de subir ! Quand Saya eu finit son étrange repas elle s'écroula de fatigue, la tête baissée, les poings enfoncés dans la terre. Son époux s'approcha d'elle et l'épaula pour l'aider à se relever. Tout était revenu à la normale, à une exception prés ; le roi Alsarus avait disparu !
L'impératrice leva alors la tête et un cri de stupéfaction s'éleva dans l'air... Son regard était vide, son iris avait disparu ! Seule restait son orbite blanche injectée de sang ! Elle s'adressa alors au peuple des woks d'une voix qui n'était pas la sienne. Une voix rauque, grave, caverneuse... irréelle !
« Soyez maudits peuple Woks ! La trahison est un parjure impardonnable. Dans la seconde vos pieds brûleront au contact du sol, plus aucun aliments ne sera comestibles. Votre seule nourriture sera le sang du 1er jeune homme passant dans la forêt le 1er jour du printemps ! Durant cette seule journée vos pieds pourront fouler cette terre ! Seul le porteur de paix vous délivrera de cette malédiction si toutefois vous lui faites serment d'allégeance ! » Elle leva le bras et à la seconde des flammes jaillirent sous les pieds des woks. Une odeur de chair brulée s'éleva dans l'atmosphère en même temps que les cris des pauvres créatures. Les Woks sautèrent tous sur l'arbre le plus proche et regardèrent le morbide spectacle. Le corps de leur maudit chef brûlait tel un brasier. Ainsi mourut « Patatrok le fou » sans aucune reconnaissance et avec pour seuls regards ceux de son peuple soulager de perdre un tyran.
Lorsque le brasier s'éteignit, Saya prononça de sa voix irréelle :
« La prophétie est désormais annoncée ! Cachée tel un trésor seul Alsarus et Le Maudit sont aptes à la découvrir ! » Elle baissa la tête et la releva. Son visage avait retrouvé toute sa beauté et sa quiétude. Elle s'agenouilla de fatigue et l'empereur Slin dû la soutenir à nouveau. Un moment passa avant que L'impératrice Saya retrouva son énergie. Nilrem s'approcha alors lentement du couple impérial et hasarda de questionner Saya :
« Majesté ? Pardonnez mon arrogance mais une angoisse effroyable m'envahit... Dites-moi... Notre roi...
- Que votre angoisse soit apaisée professeur. Alsarus est sain et sauf ! Il vous attend dans sa chambre royale. Nilrem ?
- Oui majesté !
- Vous êtes désormais le leader de cette armée et le bras droit de votre roi. Vous seul avez le droit de voir Alsarus et le pouvoir de donner ce privilège à un cercle de confiance. Vous comprendrez mes mots très bientôt. » Sur ces mots, l'éclair blanc envahit une seconde fois le champs de bataille et l'assistance regarda les deux points de lumière d'or s'éloigner lentement.
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# Posté le vendredi 22 février 2008 08:53

Chapitre 1 : 3ème partie

La route ne faisait pas peur à Woan. Pourtant l'épaisse forêt qui séparait sa ville, Solaria, du château royal était la plus grande du royaume. Elle était de surcroît le cheptel d'un peuple étrange et énigmatique : les Woks.
Les Woks étaient des hybrides, moitié singe et moitié caméléon ; personne n'avait vu un des leurs depuis plus de vingt ans ; depuis la « grande trahison ». L'histoire racontait qu'ils étaient maudits ! A vrai dire, Woan se demandait même si n'était pas une légende, mais il avait connu des jeunes hommes qui s'y étaient rendu et qui n'étaient jamais revenu à Solaria. Ses pensées étaient donc confuses.
Il pénétra dans la forêt de Naëco, tel était son nom, au milieu de la matinée. Il fallait une petite journée pour traverser la forêt de part en part. Avec un peu de chance il n'aurait pas à y passer la nuit.
Woan marchait fièrement sur le sentier et profitait du paysage. Les arbres étaient immenses et touffus, tellement qu'on ne voyait plus une miette de ciel ! Il y avait des lagons éclatants qui parsemaient de ça de là la forêt. Ils éclairaient le sous bois d'une lumière bleue turquoise qui lui rappelait le soleil d'hiver. Cette atmosphère était douce et apaisante, prompte à la rêverie. A chaque lagon, des animaux étranges prenaient leur bain ou s'abreuvaient. On y croisait des licornes, des caméléons, des marmours (c'étaient des petits animaux bipèdes qui ressemblaient à des marmottes avec une tête proche de celle de l'ours.) mais ceux qui fascinaient le plus Woan étaient les perroquets-girafes. Ils étaient si beaux avec leur plumage multicolore et leur long cou ! Au détour d'un lagon, Woan fut stupéfait ! Alors qu'un perroquet-girafe faisait tranquillement ses ablutions, il fut dérangé par un filet d'eau qui lui éclaboussa le visage. L'oiseau râla et se mit à piquer l'eau avec son bec. Woan riait quand soudain une jolie sirène sortie sa tête hors de l'eau en riant et se frottant la tête ! Il n'en croyait pas ses yeux ! Alors les sirènes existaient vraiment ! Cette perspectives le rendit heureux, il avait tellement rêvé du peuple sous-marin ! Il se cacha derrière un buisson de baies et profita du spectacle. La sirène et l'animal s'amusaient ensemble comme deux enfants allant d'éclats de rire en éclats de rire !
A l'heure du repas, Woan décida de s'arrêter près d'un lagon pour déjeuner. Il s'assit sur un rocher au dessus d'une cascade et observa son reflet dans l'eau.
C'était un jeune homme plutôt grand et mince. Il avait toujours une légère barbe de quelques jours. Ses yeux étaient vert pâles, presque translucide et ses pupilles, au lieu d'être noires comme tout un chacun, étaient bleues ! C'était la marque des sorciers ! Il était vêtu d'une tunique verte et de cuissardes de cuirs brunes, ses cheveux lui tombaient au milieu du dos et étaient coiffés d'un étrange chapeau souple et conique qui retombait jusqu'au genoux. Il avait la beauté d'un elfe !
Tout à coup, un mince filet d'eau lui éclaboussa le visage. Woan fût tellement surpris qu'il tomba à la renverse. Une petite voix coupable se fit alors entendre :
« Oh ! Excusez-moi charmant voyageur ! Je... je... suis vraiment... confuse. Je pensais attaquer mon ami le perroquet-girafe. »
Woan se redressa honteux de son reflexe de panique et vit devant lui une merveilleuse créature toute empourprée de honte également. C'était une sirène magnifique ! Elle semblait tout droit échappée d'un conte fée ! Elle avait la beauté d'un soleil couchant et l'éclat d'une étoile. Woan était subjuguait ! Jamais il n'avait été témoin d'une telle beauté ! Au bout d'un moment il retrouva la parole et réussit à bredouiller :
« Ne vous inquiétez pas belle sirène ! ... ce n'est qu'un peu d'eau. Mais vous m'avez bien surpris, je ne vous ai pas vu arriver ! » et tout deux se mirent à rire !
« Vous êtes bien aimable cher voyageur. Puis-je savoir où est-ce que vous vous rendez tout sel dans cette forêt ?
- J'ai été appelé par le roi Alsarus.
- Vous devez donc être quelqu'un d'important pour être convoqué par le roi lui-même ; et aussi de très courageux pour oser traverser ces lieux sans un seul compagnon ! » La sirène le regarda alors un long moment directement dans les yeux. Woan était soudain comme hypnotisé ! Il y avait une telle force dans ce regard !!! Il était dans l'incapacité de baisser les yeux, ni de faire le moindre mouvement. Immobile, Woan était noyé dans le regard de la sirène. Il avait tout à coup un sentiment de bien-être profond, mais aussi, l'impression désagréable d'être examiné jusque dans ses entrailles ! Lorsque la sirène détacha son regard du sien, Woan fût libéré de son emprise envoûtante et retrouva toutes ses capacités. La sirène plongea brusquement au fond du lagon et en ressorti aussitôt. Elle s'adressa à Woan :
« Vous avez un très grand pouvoir en vous, jeune seigneur ! Vous êtes appelé à accomplir de grandes choses. Mais faites bien attention à vous car un tel pouvoir magique doit être envié ! Tenez ! Prenez ceci avec vous. » Elle lui tendit une espèce étrange de coquillage. Son aspect général ressemblait à celui d'une coquille St Jacques or sa couleur était bleu nacrée et il était surmonté d'une sorte de mécanisme en nacre blanc qui avait l'air de servir de serrure. Avant de replonger, la sirène expliqua :
« Tenez toujours ce présent prés de votre c½ur... Méfiez-vous de vos amis de l'aube, au détour d'un chemin ils pourraient vous tendre un piège. » et elle replongea au fond de l'eau.
Woan resta stupéfait. Il ne comprenait rien aux paroles de la sirène ! Jamais il n'avait e de pouvoir magique et il ne savait même pas ce qu'étaient, ou qui étaient ses amis de l'aube...
Il resta assis là un moment, plongé dans ses pensées. Une tonne d'interrogation se bousculait dans sa tête. Il connaissait le pouvoir des sirènes, il savait qu'elles étaient douées d'intuitions et que d'un simple regard elles voyaient en vous qui vous étiez, jusqu'à vos secret les plus profonds. Il songea alors à ce long regard qu'elle lui avait porté. A ce sentiment ressentit pendant ces même minutes. Avait-elle lu en lui des choses que lui-même ignorait ? Woan se replongea alors dans son histoire :
Chapitre 1 : 3ème partie
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# Posté le samedi 23 février 2008 08:51

chapitre 1 : suite et fin

chapitre 1 : suite et fin
Il était né à Solaria il y a vingt ans. Il y avait grandi heureux avec ses parents. Toutefois, il avait toujours eu le sentiment désagréable d'être différent ! Il se rappela une anecdote qui lui était arrivé à son entrée à l'Académie. L'Académie est une grande école où tous les enfants du royaume vont pour s'instruire jusqu'à leur seize ans. Elle se trouve au centre de Solaria. C'est un édifice immense, une tour de quatre cents mètres de haut qui s'élève en colimaçon. Quatre immenses jardins sont accrochés à la tour par des câbles invisibles. Chacun est dédié à un des soleils qui trônent dans le ciel de Naëco et est orné en conséquence. Les hauteurs de l'Académie sont réservées aux sentinelles du royaume et aux astronomes, aucun élèves n'y a accès. Les étudiant de l'Académie n'ont accès qu'au quatre premiers étages des six que compte la tour. Cette tour est le plus beau monument du royaume, après le château royal, évidemment. C'est donc une école très spéciale ! Elle est dirigée par Nilrem, le grand mage, bras droit du roi. C'est le deuxième personnage le plus important du royaume. Depuis la « grande trahison » ; non seulement il dirige l'unique école de Naëco, mais il est également le plus fidèle conseiller du roi et son plus vieil ami. Son rôle est très important. Il a le pouvoir de déceler chez les gens leurs aptitudes, leurs compétences et leurs dons. Chaque élèves, à son entrée dans l'Académie, est testé par Nilrem. C'est un des moments les plus importants dans la vie d'un habitants de Naëco ! Le moment où Nilrem pose sa main sur votre c½ur et votre front est décisif pour votre avenir dans le royaume. Ainsi, certains sont voués à devenir les futurs architectes, commerçants, enseignants ou soldats de demain. D'autres plus enviés, sont destinés à accéder aux postes les plus importants du royaume. Ce sont les futurs mages, astronomes, sentinelles ou encore druides ! Pour cela il faut avoir un don. Le jour où Woan se présenta devant le Grand Mage, il se passa quelque chose d'étonnant. Nilrem, comme à son habitude, posa sa main droite sur le front de Woan et sa main gauche sur son c½ur. A cet instant précis, le sol se mit à trembler, une lumière aveuglante envahit le bureau du mage. Nilrem poussa alors un cri de douleur épouvantable et fut projeté à travers la pièce. Il regarda ses mains et constata une vilaine brûlure. Won était pétrifié de stupeur ! Le Grand Mage plongea alors ses yeux dans ceux du jeune garçon et un long silence suivi. Woan fût alors comme hypnotisé, incapable de bouger. Nilrem marmonna dans sa barbe quelques mots : « Non... c'est impossible... si seulement cela pouvait être vrai... ce garçon est... c'est lui !!! » et il partit furtivement de son bureau laissant Woan seul se débrouiller avec sa panique. Le garçon avait tout entendu ! Pourtant, après avoir réussi à se calmer, il se dit que cela devait se passer toujours comme ça. Le lendemain il reçu le parchemin qui lui indiquait qu'elle formation il suivrait. Woan et ses parents furent surpris qu'il de voir qu'il allait suivre toutes les formations de prestiges.
« C'est un cas particulier, unique... Nilrem a dû voir un avenir brillant pour toi mon fils ! » son père lui avait parlé avec une grande fierté et sa mère l'avait approuvé des larmes pleins les yeux.
Woan était le seul dans ce cas là ! Cela ne lui valait pas une très grande popularité auprès de ses camarades et ne faisait qu'amplifier sont sentiment de ne pas être comme les autres. Souvent les autres élèves se moquaient de ses yeux étranges. Quand Woan questionnait ses parents ils lui répondaient que le fils du plus grand charpentier du royaume ne pouvait pas avoir le même regard que les autres ! Et Woan ne se posait plus de question... Jusqu'à aujourd'hui !
Il était sorti de l'Académie avec un titre que Nilrem avait crée spécialement pour lui :
« Et maintenant je vais remettre un prix spécial... Le plus haut titre jamais accordé à un étudiant de l'Académie... A vrai dire, ce titre a spécialement était conçu pour ce jeune homme si spécial. Woan veux-tu approcher s'il te plait ? Je te décerne le titre de « Puissant sorcier ». Dorénavant tout un chacun doit allégeance à ce jeune homme. Va ! Bonne route ! ».
Woan était surpris : « Puissant sorcier... je n'ai même pas de pouvoirs magique... ». C'est pour cela que Woan était appelé par le roi. Du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à sa rencontre avec la belle sirène. Son regard avait été le même que celui de Nilrem ; et sa réaction toute aussi surprenante. Que pouvait-il bien se cacher derrière tout ça ?
Woan était perplexe. Il décida de se restaurer rapidement, il avait perdu assez de temps et le temps dans cette forêt était précieux. Il mangea une tranche de pain de miel et quelques beignets de roses. Il bût une gorgée d'hydromel, plia ses affaires et reprit la route.
Il était presque treize heures lorsque Woan s'engagea sur le sentier. Il était émerveillé par ces arbres gigantesques qui l'entouraient. Il observait la naissance du printemps, les nouvelles, fleurs, les bourgeons et se prenait d'affection pour certains animaux qui commençaient à courtiser leur femelle. Il marchait tout en profitant du spectacle que lui offrait la forêt. Ses sens étaient ouverts à tout ce qui l'entourait et Woan percevait le moindre battement de c½ur, la moindre odeur... Il espérait, pour que le spectacle soit parfait, apercevoir une des fées qui dispersent sa poussière de rêve. Il se disait que cette forêt n'était pas si terrible que ça quand soudain... Un cri terrible résonna dans toute la forêt. Un cri aigu, strident, dangereux. Le hurlement était si sifflant que Woan ne put s'empêcher de porter ses mains à ses oreilles et crier de douleur. Il se laissa tomber sur ses genoux car ses jambes ne le tenait plus. Levant la tête, il vit dans les arbres des nuages noirs accrochés aux branches. Les oiseaux fuyaient. Le bleu des lagons devint noirs comme l'ébène. Le milieu merveilleux qui l'entourait encore quelques secondes auparavant se transformait en paysages cauchemardesque. Le cri retentit une seconde fois. La vue de Woan se brouilla. Sa respiration devint pénible, saccadée. Troisième cri. Des oiseaux tombèrent des arbres morts. Il sentit un épais brouillard entrer dans sa tête. Il tenta de se relever. Quatrième hurlement. Woan tomba à terre... inanimé !
La forêt entière était inanimée. Plus rien ne semblait avoir de vie, même pas les arbres. La lumière que répandait les lagons ne brillait plus. Il faisait nuit en plein jour ! Une nuit noire, glaciale. Woan ne bougeait plus, il gisait sur le sol face contre terre. Les nuages noirs, descendaient peu à peu des arbres où ils étaient accrochés. Au fur et à mesure de leur descente, ils se dispersaient ; comme si les branches en déchiraient un morceau à chaque fois ! Petit à petit, une silhouette se dessinait à travers le nuage de moins en moins épais. Une silhouette énorme, monstrueuse. Bientôt, la silhouette apparut de mieux en mieux. La « chose » avait une énorme queue écaillée qui finissait sa course en se relevant de façon circulaire. Le reste du corps était poilu. La « chose » marchait sur ses deux pattes arrières en s'appuyant, de temps en temps, sur les phalanges de celles de devant. Sa tête était disproportionnée par rapport à son corps. Elle était recouverte d'écailles tout comme la queue. Ses yeux étaient sur le côté de sa tête et semblaient avoir la capacité de bouger dans tous les sens. On aurait dit le mélange entre un gorille et un caméléon... C'était un woks !
Le plus grand s'approcha avec la prudence et la méfiance de tout animal sauvage. Il renifla le corps de Woan et fit signe aux autres de s'approcher. L'un d'eux tenait une espèce de brancard tissé en osier. Le plus grand, qui devait être le chef, lui fit signe et il alla s'agenouiller auprès de Woan. Il posa ses deux pattes sur les épaules du jeune homme et le retourna. A la vue de son visage, il y eut une grande agitation et une grande nervosité. Le chef de bandes calma sa meute et ordonna de transporter Woan sur la civière. Les nuages noirs réapparurent et en un éclair, tout le monde avait disparut sans un bruit.
Non loin de là, une sirène plongeait dans les profondeurs de son lagon... Elle pleurait.

# Posté le samedi 23 février 2008 09:09

J'avance doucement

J'avance doucement
Je suis content car ces dernier temps je me sens d'humeur à écrire ! Les idées sont là ; je les exploite du mieux que je peux ! Je passe des nuits entières devant mes pages qui se noircissent, qui se déchirent, qui restent !!!
Je ne vous dis pas l'état de mon bureau quand je suis pris d'une "ecritite" aigüe !!!
Il est rare les moments ou je suis enthousiaste sur ce que je fais alors je ne les gâche surtout pas, je les vis tout simplement !
Le deuxième chapitre est bientôt terminé mais patience car je ne suis pas encore sûr qu'il soit définitif tout comme le reste d'ailleurs !
A bientot
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# Posté le samedi 23 février 2008 09:16

2ème chapitre : 1ère partie

Chapitre 2

Le sorcier Hènes faisait les cent pas dans la salle du trône du « Palais Noir ». Tout était immensément grand. La salle du trône était aussi grande que Hènes était petit. Elle était bâtie de façon à rappeler aux rares visiteurs la noirceur de l'âme du maître des lieux. Les murs étaient aussi noirs qu'une nuit sans étoile et le sol en terre battue arborait une couleur rouge sang. Des sculptures s'accrochaient aux parois comme des chimères grimaçantes. On voyait des gargouilles, des gorgones et des diablotins ; tous sculptés dans une ébène, un bois réputé autant pour sa solidité sans faille que pour sa couleur noir corbeau, des plus pur. Leurs visages étaient tous accablés d'un effrayant rictus de douleur. Leurs yeux pleuraient des larmes de sang.
Au centre de la pièce, l'immense siège royal trônait. Il représentait un gigantesque dragon rouge semblant s'envoler vers le plafond de la salle. Les ailes déployées avaient une envergure de quinze mètres et offraient à Hènes une place de choix. Entre les ailes du dragon le siège royal surplombait la pièce donnant au sorcier la grandeur physique qui lui manquait... La tête du dragon était tournait de façon à observer la grande porte de marbre gris de son regard obscur. La queue du monstre jonchée d'écailles saillantes, s'étalait jusqu'à terre en escalier pour permettre à Hènes de grimper jusqu'à son siège.
Pour l'instant le sorcier fulminait de colère au pied de son trône. Les dernières prophéties de son oracle n'avaient pas étés bonnes. Elles annonçaient l'arrivée de l'élu dans le royaume de Naëco. Autant dire que le sorcier était dans l'humeur de ses mauvais jours.
La porte de marbre tourna sur ses gonds et laissa entrer quatre individus plus monstrueux qu'humains. C'étaient des Coulemelles. Les coulemelles étaient des hommes hybrides, mi-homme mi-végétal. Ils venaient du pays de l'Amanie, autrement appelé le royaume des champignons noirs et étaient réputaient pour leur amour farouche de la guerre.
Il y avait Doat, général en chef de l'armée de terre rouge. Petit par sa taille mais grand par sa force, Doat avait, à lui tout seul, la force de dix hommes. C'était un Coulemelle hideux et très vieux ; à tel point que de la moisissure commençait à parsemée son chapeau.
Derrière lui, Ria. Le général en chef de l'armée des quatre vents. Il était très grand et élancée, mais son manque d'intelligence était frappant. Sa seule qualité était son goût prononcé pour le sang. Il buvait d'ailleurs trois litres de sang de licornes tous les matins. Ce sang à la particularité de rendre immortel quiconque le buvant, mais en retour il enlève toute bonté à l'âme de son buveur.
Ria était suivit de prés par Remnéaco, le général de l'armée des douze fleuves. Remnéaco était totalement subjugué par Ria. Il en devenait complètement insignifiant. Il était incapable de prendre la moindre décision sans lui demander conseil. Ria le considérait ni plus ni moins comme son animal de compagnie. Il faut dire que ce coulemelle ne s'exprimait que par onomatopées.
Le dernier à entrer dans la salle était Yalfeu. Le général en chef de l'armée incendiaire, la plus puissante des quatre. Il avait également le titre de Général des généraux. C'était un Coulemelle puissant et respecté. Il était très grand et la longueur de sa barbe rappelait à chacun son âge avancé et donc le respect qui lui incombait. Yalfeu était né sous le signe de deux étoiles jumelles, la constellation des gémeaux. Il était donc le représentant sur terre du pouvoir des gémeaux. Il possédait un pouvoir très puissant, le pouvoir d'empathie ! Il avait la capacité de lire dans les pensées, ce qu'il lui valait de comprendre et d'anticiper les attaques de ses ennemis avant même qu'elles n'aient commencé. Il avait donc toujours une longueur d'avance. Yalfeu adorait parler de ses batailles gagnées, mais lorsqu'on lui parlait des nombreuses défaites face à l'armée royale du roi de Naëco, il entrait dans une telle colère que la pupille de ses yeux se transformait en éclair. Un orage éclatait véritablement dans ses yeux. Hènes « le maudit » s'amusait à le faire enrager. En le voyant entrer dans la pièce il se rappela un jour où il avait tellement rendu furieux Yalfeu qu'un véritable ouragan éclata en pleine salle du trône. Hènes fut contraint de lancer un sort de stupéfaction pour figer le coulemelle. Yalfeu avait été tellement vexé ; qu'il était sortit de la salle sans dire un mot !
Les quatre généraux se positionnèrent devant le siège royal et mirent un genou à terre pour saluer leur souverain. Hènes « le maudit » s'était caché derrière son trône car il avait été surpris par leur arrivé. Il était tellement fier qu'il ne supportait pas d'être vu sans ses échasses où n'étant pas assis sur son trône. La taille du « maudit » était tellement ridicule qu'il s'était fait fabriquer sur mesure une paire d'échasse pour rehausser sa taille d'un bon mètre. Celles-ci étaient faites de la sorte qu'elles soient les plus discrètes possible. Il attendit patiemment que ses généraux s'inclinent puis leur cria :
« FERMER VOS YEUX ! Hènes avait pris l'habitude de hurler sur ses généraux.
Pourquoi sire ? Demanda Yalfeu
FERMER VOS YEUX C'EST UN ORDRE ! EST-CE QUE JE VOUS POSE DES QUESTIONS SUR VOTRE DERNIERE ET CUISANTE DEFAITE ? JE VOUS RAPPELLE QUE VOUS VOUS ADRESSER A VOTRE ROI ! ».
Les généraux se regardèrent un moment. Ils semblaient hésiter à répondre à l'ordre de leur roi.
« EX-E-CU-TIONNNN ! hurla Hènes. Et vous n'avez pas intérêt à bouger un cil sinon vous n'aurez même plus l'occasion d'ouvrir les yeux. Hènes « le maudit » se mit tout à coup à froncer les sourcils et à se tenir les tempes entre ses deux index.
- « Yalfeu si tu essais encore une fois de pénétrer mon esprit tu vas te retrouver en Amanie comme simple champignon à cochon avant même que tu ne respires une nouvelle fois. »
Yalfeu baissa la tête rougit de honte et de colère. Hènes vérifia que tous les yeux étaient clos et se précipita sur son siège royal. Il regarda un moment ses généraux docilement courbés à ses pieds les yeux fermés. La situation était jubilatoire et le sorcier pensa qu'il était vraiment le maître du monde.
« GAaaaaaRDE A VOUS ! »
Les quatre coulemelles se levèrent d'un bond et se mirent aussitôt droit comme des « i », les yeux grand ouverts.
- « Qui est-ce qui m'a mis des crétins pareil ! Ai-je donné l'ordre d'ouvrir les yeux ? Général Remnéaco répondez !
- Gloups ! s'étrangla le général. Couic, couic paf pffff !!!
- ??? Qu'est-ce que ??? Idiot d'âne, fiente de mouche !!! Ria aidez votre pauvre ami.
- Non monsieur ! Ria avait répondu de façon militaire, catégorique.
- Vous ne voulez pas aider votre compagnon ?
- Ce n'est pas ça majesté, je répondais simplement à votre question. Ria avait les yeux refermé et donnait des coups de coudes à son amis pour que lui aussi les ferme.
- Ah !... oui... très bien ! OUVREZ LES YEUX ! je vous ai convoqué ici pour vous parler d'un problème sérieux !... »

*

La situation était grave, les quatre généraux s'étaient immédiatement réunis en assemblée extraordinaire. Leur roi avait donné l'ordre imminent de lever les armées du royaume et de les mettre en route vers Naëco. Les généraux étaient inquiets si Hènes avait raison leur royaume était en danger. Le général Yalfeu était allé au dernier sous-sol du palais noir. Les archives du royaume étaient entreposées là à l'abri des regards et de la lumière. En arrivant dans la salle des quatre, il posa le parchemin sur la table et demanda aux autres de s'asseoir à leur place.
- « Yalfeu où as-tu récupéré ce document ?... Ne me dis pas que tu es allé dans les archives interdites ? demanda Ria. Tu sais très bien que le roi interdit formellement quiconque d'y pénétrer. Je ne veux pas être complice de ton erreur !
- Calme-toi Ria ! J'ai eu l'autorisation par N lui-même, de sortir ce parchemin des archives. C'est lui qui en a fait la demande. Son contenu est un secret pour nous tous et au vu des derniers évènements le roi m'a intimement demandé que l'on en prenne connaissance. Savez-vous de quoi il s'agit ?
- Ne me dis pas que ce vulgaire parchemin défraîchit est... Doat n'eut même pas le temps de finir sa phrase
- La divine prophétie ? coupa Ria.
- Bouduuu !!! S'exclama Remnéaco.
- Si notre roi donne l'ordre de lire la divine prophétie ; l'affaire doit être grave. Je n'avais pas imaginé que ma vie serait assez longue pour connaître un jour cette prophétie ! Que ce passe t'il à Naëco de si important ? Doat avait parlé avec gravité et un très grand sérieux. Yalfeu ? Vas-tu nous dire enfin ce que tu tiens dans les mains ?
- Je pense que vous avez raison ! Si ce parchemin est ce que nous pensons tous, toutes tes questions auront leurs réponses Doat. »
Yalfeu regarda tous ses généraux pour trouver dans leur regard le soutient nécessaire pour accomplir cette tâche. Il baissa lentement les yeux sur le rouleau posé devant lui et commença à le dérouler. Au fur et à mesure une lumière bleue et blanche se répandait dans la pièce. Le parchemin s'illuminait ! Yalfeu regarda les trois coulemelles et prononça le plus distinctement possible :
- « J'ai devant moi la prophétie prononcé par la devineresse Dilnou il y a trois siècles de là. ... Etes-vous prêt à entendre ce qu'elle dit ?
Les généraux répondirent tous à l'unissons :
« oui ».
Yalfeu commença à lire.

A l'aube du treizième millénaire, à l'heure ou le rayon vert frappera Naëco
Apparaîtra l'Elu légitime.
Leurs luttes incessantes le Roy de l'Empire et le maudit, finiront,
Le plus puissant et le plus pur de tous les sorciers l'Elu sera,
L'âme pure il aura,
Le maudit tremblera car son sang est responsable.
Le bien remportera et repoussera le mal
Jamais plus aucune force le mal aura,
Tremblez Coulemelles, trolls et géants, vos dernières heures s'égrènent dans le temps.
Dilnou prophétesse de l'Empire
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# Posté le lundi 25 février 2008 15:43

Modifié le mardi 26 février 2008 08:35