Balkatrok

Balkatrok
Voilà Balkatrok le chef des woks !!!
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# Posté le lundi 24 mars 2008 07:16

2ème chapitre : suite et fin

Le soir commençaient sa lente ascension lorsque le seigneur du lagon apparut au balcon du palais. Il se remémora la première fois qu'il était arrivé sur ce même balcon.
Quarante ans auparavant, la révolution avait fait rage sur le royaume des lagons. Le peuple des lagons, que l'on appelait les aquariens, vivaient sous une dictature extrême et violente instaurée par le « grand roi » Trition et poursuivie par ses descendants. La famille de Trition gouvernait en tyran ! Elle considérait que seule la race des sirène-poissons était pure. Ils instaurèrent alors des lois anti-raciales qui installèrent la délation et l'intolérance comme principe politique et devise de la nation. Les sirène-poissons exterminèrent les autres peuples avec une cruauté sans limite, ils haïssaient particulièrement les sirènes-raies qu'ils jugeaient impures !
La dictature avait pourtant du fil à retordre car une résistance s'était formée. A sa tête, un jeune homme sirène-raie du nom de Faquaïec. Il avait réussi à réunir toute une armée de résistant introduite jusque dans les couloirs du palais royal. La reconnaissance et la force de Faquaïec se trouvait dans ses origines. Il était le descendant du premier monarque des lagons qui avait fondé son royaume dans la quiétude et la paix. Seulement, il était marié avec une sirène-raie et, ensemble, ils eurent deux fils. Le premier était Trition, un bel homme à queue de poisson, le portrait craché de son père. Trition avait la musculature et le charisme d'un leader mais il se montra très vite cruel et sanguinaire ! Le deuxième fils était un homme sirène-raie comme sa mère. Il avait hérité de la droiture et de la sagesse de son père ainsi que de la beauté et la tendresse de sa mère. Trition était très jaloux de son frère car il se révélait meilleur que lui dans les études et surtout son peuple lui vouait un amour sans limite ! A la mort de Faquaïec, Trition, en tant que premier né, monta sur le trône. Il commença alors à instaurer sa tyrannie. Il chassa son frère et sa mère du palais royal sous prétexte que seul la race pure des sirène-poissons pouvait avoir jouissance du palais et de la Cour. Il instaura alors des lois anti-raciales bannissant les sirène-raies !
Son frère et sa mère s'étaient réfugiés dans les faubourgs de la capitale aquarienne ! Le peuple leur était resté fidèle et il les protégèrent. Trition était exaspérer de voir qu'encore son frère jouissait d'un tel soutien et le fit assassiner. Mais Trition ne savait pas que son frère avait eu une fille, cachée en tout anonymat parmi le peuple. Le jeune prince pressentait les mauvaises intentions de son roi de frère et avait préparé sa fille à sa succession à la tête de la résistance ! Pour prouver son rang et sa légitimité il lui donna la tiare royale et une lettre signée de sa main. La résistance se prépara en secret durant des années et ce n'est que deux générations plus tard que Faquaïec, descendant direct du prince bannit réussit à construire une résistance puissante ! La guerre éclata et le dictateur en place, cousin de Faquaîec, abdiqua du trône et s'exila avec sa famille. Une longue série de procès suivi. L'ensemble des partisans de Trition furent jugés pour délit de génocide et condamnés à l'exil. Faquaïec monta alors sur le trône qui lui revenait de droit. Ce fut un jour de liesse et de joie pour l'ensemble du peuple des lagons. Depuis, le règne de Faquaïec est placé sous le signe de la prospérité. Il instaura l'égalité, la liberté et la tolérance comme devise de la nation. Son peuple le surnomme ; « le roi serein » !
Aujourd'hui, tout son peuple était là comme au premier jour et l'ovation qu'il reçu lui prouvèrent sa fidélité. Faquaïec leva les mains en signe de remerciement et les Aquariens se turent. Faquaïec se tint debout ainsi profitant de son peuple. Des milliers de sirènes, hommes et femmes étaient rassemblés, ils se mêlaient avec les dauphins, les raies, les calamars géants, les hippocampes et toutes autres espèces sous-marines.
De sa fenêtre, Nyala observait ce formidable spectacle. Elle aimait ce mélange de race vivant en harmonie, toutes ces cultures qui s'enrichissaient l'une l'autre ! Elles se réjouissait de voir tout son peuple rassemblé en une multitude de couleurs, le fond du lagon était comme couvert d'un immense tapis multicolore. Nyala descendit alors rejoindre son père sur le balcon. Lorsqu'elle apparut à son tour, une énorme vague d'acclamation remplie d'amour monta de la foule. La petite sirène eut un frisson qui parcourut son corps et son c½ur. Elle était submergée d'émotion. Son père se leva et lui passa le bras autour de ses épaules :
- « Ma fille ! N'oublie jamais toutes ces couleurs qui font la richesse de notre peuple ! Ils ne comprendront peut être pas ta destinée, mais si tu reviens un jour... Faquaïec marqua un temps, des larmes perlant ses yeux... Ils t'accueilleront à nouveau avec autant d'amour. »
Des larmes chaudes et salées coulaient librement sur les joues de Nyala et elle se surpris à ne faire aucun geste pour les dissimuler. Une princesse n'a pas à avoir honte de l'amour de son père face à son peuple ! Le seigneur du lagon regarda sa fille émerveillé ! Elle était si belle, si courageuse ! Rare était les enfants qui acceptaient si bravement un destin si lourd ! « Maudite prophétie ! » se dit-il en lui-même. Il se retourna vers son peuple et demanda le silence :
- « Cher peuple du lagon ! Mes amis ! Je vous demande toute votre attention... Je vous ai réuni en ce lieu car notre royaume aura très prochainement besoin de beaucoup de courage et de tout son amour. » Faquaïec marqua une pause. Son regard se perdit sur la foule amassée au pied du palais. Il se tourna vers sa fille, la regarda profondément et laissa couler les perles d'eau qu'il retenait depuis trop longtemps. Il regarda ainsi sa petite famille. Le prince héritier Cocian, son seul et unique fils, avait le regard rougit par la nouvelle. Lui et Nyala était très proche depuis la mort de leur mère, ils ne se quittaient quasiment jamais et Cocian, plus jeune que Nyala, avait calé ses pas dans ceux de sa s½ur. Ils étaient côte à côte, main dans la main et regardaient leur père se laisser aller à l'émotion ! Faquaïec était fier d'eux, Cocian ferait un excellent monarque et Nyala accomplirai son destin avec panache et bravoure ! Son peuple attendait silencieux, sentant la gravité de l'annonce du roi. Tout était figé dans l'eau soudain glaciale du lagon. Le « roi serein » leva alors la tête vers l'assistance dévoilant ainsi ses larmes à son peuple. La voix remplie d'émotions il continua :
- « Je me montre à vous pour la première fois tel que je suis ! Mes amis... je vous confie ma tristesse et mes larmes ! ... Aujourd'hui marque la fin d'une aire et le début d'une nouvelle ! Compagnons ! Soyez prêt car la prophétie est en route ! L'Elu nous est apparût ! » Des cris de joie montèrent de la foule, des applaudissement explosèrent sous le balcon du roi !
- « Réjouissez-vous ! L'heure de la paix universelle est à notre porte. Pourtant, avant cela, une guerre sans merci devra faire rage et je suis sûr, qu'ensemble nous iront chercher la victoire !
Les cris d'affirmation crépitèrent comme des feux d'artifices...
- Hélas, cette guerre va nous enlever une personne qui nous est chère à tous... Lorsque la prophétesse Dilnou eu sa vision de l'élu, elle n'en communiqua pas la totalité publiquement. Elle nous convoqua, Alsarus, Balkatrok et moi-même pour nous délivrer l'intégralité de celle-ci. Aujourd'hui est venu le moment de vous la confier :
Pour vaincre, conaitre l'amour l'Elu devra
A une sirène il s'unira !
L'ainé des princesses raies est la promise
Humaine la sirène sera
Et ensemble leur victoire sera de mise.
Désormais mes amis vous savez tout ! »
Le silence régna un long moment... Le peuple aquarien commençait à comprendre qu'ils allaient perdre Nyala, leur princesse, leur repère ! Puis certains voulurent se révolter, refuser ce destin trop lourd ! Au milieu des pleurs et des lamentations, les protestations fusèrent ! Faquaïec leva les bras et demanda à son peuple de se calmer :
- « Mes braves, je vous demande encore un peu de votre attention. La princesse Nyala et l'Elu doivent s'unir dans leur force pour vaincre ! Pour cela, elle doit renoncer à être sirène et monter vivre avec les deux pieds ! Son destin est scellé et je pleure avec vous la perte de ma fille, mais au fond de moi... je suis fier que Nyala accepte et regarde son destin droit dans les yeux !
- JAMAIS ! NOUS NE VOULONS PAS LA PERDRE ! »
Nyala se leva et s'adressa à son peuple :
- « Mes amis, vous ne me perdrez jamais ! Vous resterez toujours au plus profond de mon c½ur comme je resterez dans le votre ! Je suis née promise à jouer un rôle prédominant dans l'histoire de Naëco et je compte bien ne renoncer à mon destin sous aucun prétexte ! Ce qui se joue ici dépasse la frontière de nos lagons, et il est dans votre intérêt ainsi qu'à celui de tous les habitants de Naëco que la prophétie se réalise. Je sais que vous mettrez tout en ½uvre, avec moi, pour que nos générations futures connaissent le monde à l'ombre de la paix ! Si ma participation est de monter vivre avec les deux pieds, si ma seule présence peut, je ne sais encore comment, garantir la victoire ce sacrifice n'est rien comparé à tout ce que nous allons gagner en retour. Je suis prête à affronter le destin qui m'est donné, je m'y suis préparé toute ma vie ! Je le fais pour la paix de notre monde, pour le royaume des lagons et celui de Naêco tout entier ! Ne brisons pas la chaine qui enfermera les coulemelles et leur souverain à tout jamais ! Aquarien ! Tous avec moi pour Naëco !!! »
La foule acclama leur valeureuse princesse avec enthousiasme. Le regard plein de fierté, Faquaïec admirait sa fille, Cocian vint la prendre dans ses bras et Nyala sentit pour la première que son frère était un homme prêt à assumer son destin.

# Posté le lundi 24 mars 2008 18:10

3ème chapitre : 1ère partie

3ème chapitre : 1ère partie
Au fond de la forêt de Naëco, alors que le jour s'éveillait, une vieille femme était assise en tailleur au pied des arbres. Elle regarda au dessus d'elle comme pour chercher quelques choses dans les branches hautes et feuillus des gigantesques arbres qui poussaient dans la forêt de Naëco. Le plus étrange, est que l'on avait l'impression étrange que les arbres lui rendaient son regard ! De toute leur immensité les arbres, en effet contemplaient la petite vieille avec respect ! Pourtant c'était vraiment une toute petite femme, très menue, voûtée par les siècles qui inclinaient son dos comme si elle avait entassé là tous les soucis qu'elle avait rencontré durant sa longue vie. Elle portait une tunique bleue de parme serrée à la taille par une large bande de tissu jaune d'or qui lui tombait au niveau des chevilles. Elle portait toujours ses longs cheveux blanc détachés au quatre vents. Elle rayonnait encore d'une immense aura lumineuse, elle dégageait une immense chaleur bienveillante et un énorme charisme pour une si petite vieille. Malgré les ans qui étaient passés sur elle, on voyait encore les traces de beauté juvéniles que seules les plus belles femmes savent garder avec les ans !
Elle était là, immobile, la tête en arrière scrutant le feuillages des plus grands et des plus hauts arbres. Elle marmonnait entre ses lèvres quelques formules incompréhensibles ! Était-elle une sorcière ou tout simplement une gentille vieille qui râlait dans sa barbe ?
- « Ha ha ha ! Mais que fais-tu encore assise là ? Tu cherches à voir un wok ? Peine perdu ma grande, abandonne ! Ha ha ha !!!
- Chut Equus ! Il est là haut, il est arrivé. Je le ressens au plus profond de mes vieilles entrailles ! La vieille se mit à hurler : BALKATROK ! LAISSE MOI MONTER VIEUX BOUC !!!
- Pfffff !!! Tu ne changeras donc jamais ? Même les siècles n'ont pas pu encore effacer ce caractère impétueux !
- Tais toi la mule !
- Voilà pourquoi je t'aime ! Même si, je l'avoue, je déteste que tu m'appelle la mule.... Allons tu sais très bien que le seigneur Balkatrok ne peux t'entendre, ni te répondre.
- Oui ! Mais cela me soulage de le héler ! Et puis il peut toujours me voir lui !
- Et je suis persuadé que si ton sentiment est réel, il doit être en train de te regarder en regrettant certainement de ne pas pouvoir te faire monter... Mais avoues tout de même qu'il doit bien rire si il te regarde en ce moment précis ! Pffff.... Ha ha ha ha ha !!!!
- Rrrrr ! Ce que tu peux m'énerver quand tu as raison. L'heure n'est pourtant pas à rire Equus. Le monde entre aujourd'hui dans une nouvelle ère, tout va profondément changer et cela ne sera pas de tout repos ! »
La vieille regarda son compagnon. C'était un ami fidèle brave et loyal. Ils voyageaient depuis si longtemps ensemble qu'ils avaient finis par connaître chaque parcelle de l'autre par c½ur. Les deux amis étaient des âmes s½urs ! Dés leur rencontre quatre siècles plus tôt, ils avaient su qu'ils étaient liés par un lien magique. Ce n'était pas de l'amour ni un sentiment idyllique, c'était réellement le Monde qui avait tissé leur deux destins ensembles en une et seule même tresse. Pourtant rien ne prêtait à ce qu'il se rencontre. Lui était une chimère de la forêt, un centaure élancé, chef des peuples chimériques peuplant les forêts du royaume de Naëco. Equus le valeureux ! Elle, était une femme qui avait en elle un très grand pouvoir ! Elle était connue et respectée dans tout le royaume ! Elle a accouché toute les reines et conseillé tous les monarques de Naëco depuis plusieurs générations. Tous deux étaient les gardiens de la magie et les détenteurs des clés d'un très grand secret. Ils en étaient les gardiens jusqu'à l'arrivée de l'Elu.
- « L'Elu est bientôt prêt Equus, les arbres me l'ont confié. Comprend-tu ce que cela veut dire ?
- Oui ma chère. Notre mission touche bientôt à sa fin. Il nous reste cependant encore une longue route aux nombreuses embûches à parcourir. »
Equus regarda alors lui aussi les arbres :
- Ta formation commence petit homme ! Bon courage... Woan !
- Ne prononce pas son nom malheureux, on pourrait nous entendre.
- Nous y allons ?
- Oui. » dit-elle avec regret, laissant encore quelques minutes ses yeux se perdre dans les hauteurs des arbres.

# Posté le lundi 24 mars 2008 20:11